Hier soir l'électricité nous a encore faussé compagnie. J'aime ces aléas. La lueur de la bougie qui vacille, le silence après le bruit incessant des téléviseurs et autres moyens de communication, dehors la lune éclaire la rue. Elle est à moitié pleine et quelques étoiles se voient bien. Le paysage est en noir et blanc, on devine quelquefois les silhouettes de rares passants et passantes. J'ai éteint la bougie vacillante, je me tiens sur le pas de ma porte et je regarde les nuages courir dans le ciel. Ils dévalent le mont Musun à une telle vitesse que l'on sent que la lune va être avalé d'un moment à un autre et que nous allons être plongés dans l'obscurité totale.