Nous sommes impatients, le soleil nous pèse et nous nous demandons où sont passés nos collègues congolais. Il n'est resté de leurs motos que les casques dans la soute, pourtant elles nous avait accompagnée à l'aller, mais la zone de santé est pauvre et les motos se partagent...
Elles, elles causent, se penchent sur le petit, sa mère lui murmure quelque parole tendre. Elles sont à l'ombre, tranquilles dans l'attente, sachant que le départ viendra, qu'elles retrouveront plus tard les leurs. Elles ont traversé des années de malheur, peut être aussi grâce a cette patience et sans doute avec un brin de fatalisme.
Aujourd'hui elles attendent dans cette baie de l'île quelque chose comme un nouveau départ.