L'avortement thérapeutique, c'est à dire l'avortement quand la vie de la femme enceinte est menacée par sa grossesse, était la seule forme d'avortement légale au Nicaragua. Plutôt, le code pénal dépénalisait cette forme d'avortement parmi les autres.
Le parlement nicaraguayen a voté, dans le cadre d'une réforme du code pénal, sa pénalisation... Voilà qu'au nom du "droit à la vie" on mets en danger la vie des femmes !
Le plus triste dans cette histoire de régression du droit des femmes est le fait que le FSLN, parti qui dans le temps soutenait (au moins sur papier) ce droit, par souci de rapprochement avec l'Eglise Catholique, a appellé ses députés à voter la pénalisation ! Ce parti avait déjà triste mine, autant dire qu'il est maintenant bon à enterrer, même si Ortega gagne les élections du 5 novembre prochain.